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Une base de connaissances grand public créée et alimentée par la communauté des physiciennes et physiciens.

L’imagerie nucléaire complète les diagnostics de l’imagerie médicale à base de rayons X ou gamma. Dans celle-ci les rayons d’un scanner qui fournissent le diagnostic proviennent d’une source externe.

Des atomes radioactifs espions du vivant

En imagerie nucléaire, les rayons gamma sont issus de désintégrations d’atomes radioactifs (marqueurs) incorporés à un produit radiopharmaceutique appelé traceur et choisi pour se fixer sélectivement sur l’organe ou la tumeur à explorer. Les atomes radioactifs en attente d’une désintégration se comportent comme des atomes ordinaires. Introduits dans la matière vivante, ils suivent le parcours des atomes de l’espèce chimique qui est la leur. Quand leur désintégration survient, elle signale leur présence. Les rayons gamma alors émis émergent du corps humain. Leur détection permet de localiser leur provenance. Les examens nécessitent une quantité infinitésimale d’atomes radioactifs qui jouent le rôle de marqueurs ou traceurs. On utilise comme marqueurs des radioéléments qui se fixeront le temps de l’examen sur l’organe ou la partie du corps à diagnostiquer.

Les scintigraphies

Les examens les plus répandus sont appelés scintigraphies, car les caméras de détection utilisaient initialement des détecteurs à scintillations. Les gamma cameras, sont à l’origine des scintigraphies osseuses, thyroïdienne, cardiaques, cérébrales, rénales et pulmonaires, offrant une précieuse panoplie de diagnostics que ne peuvent fournir d’autres techniques. Pour les scintigraphies, le marqueur le plus utilisé est le technetium-99, grâce à des sources rendues disponibles dans les hôpitaux. Ce technetium ne génère que des rayons gamma et disparaît au bout de quelques heures. Un autre marqueur, l’iode-123, qui se fixe sélectivement sur la thyroïde, fournit des diagnostics de la thyroïde.

Les scintigraphies

Diagnostics TEP : tomographies par émission de positons

Un second type de diagnostics de l’imagerie nucléaire est celui offert par la tomographie par émission de positons ou TEP. Les caméras TEP utilisent comme marqueurs des radioéléments émetteurs d’électrons positifs (positons) comme le fluor-19. Les positons, des corpuscules d’antimatière, disparaissent pratiquement sur place. L’annihilation de ces positons génère une paire de rayons gamma caractéristiques qui sont détectés. Le fluor-19 se fixe sur des zones de forte activité cellulaire. La caméra TEP, en localisant les points chauds de l’activité cellulaire, est précieuse pour le dépistage précoce des cancers. Une avancée a été d’associer la caméra TEP à un scanner. C’est le TEP-SCAN. Le Scanner fournit une géographie du corps ou de l’organe à examiner, alors que la TEP montre les zones chaudes, comme les cellules cancéreuses. Encore rare, il y a quelques années, cet appareil de dépistage est aujourd’hui très demandé.

Diagnostics TEP : tomographies par émission de positons