Révision éditoriale 2026
Bien d’autres musées détiennent des objets radioactifs qui sont parfois exposés (mais pas toujours) au public.
Le musée de l’air et de l’espace
Il détient de nombreux cadrans d’aviation, construis après les années 30 et qui contiennent du radium. La plupart de ses pièces sont dans des réserves et ne sont pas montrées au public.

Exemple de tableau de bord dans la réserve
On a mesuré 100 µSv/h au contact avec l’ensemble des cadrans. Le problème d’exposition peut se poser notamment par rapport aux restaurateurs qui interviennent sur ces pièces. Musée de l’air et de l’espace. © Marc Ammerich
Mais dans le musée il y a encore des appareils qui possèdent ces cadrans. Le musée a pris toutes les précautions pour que les visiteurs ne soient pas exposés aux rayonnements ionisants.
Les réserves du conservatoire national des arts et métiers
Il n’y a aucune pièce radioactive dans le musée du CNAM à Paris (nous avons vérifié). Mais il y a dans les réserves, parfois accessibles au public notamment pour les journées du patrimoine, des pièces radioactives.
Ce sont souvent des réveils au radium, des porcelaines ou des faiences

N pictogramme a été placé dans la vitrine pour signaler que ces pièces étaient radioactives. Comme il y a peu d’uranium dedans, elles ne sont pas irradiantes et il n’y a pas d’exposition pour les visiteurs. CNAM, © Marc Ammerich.
Le musée national de la céramique à Sèvres
Certaines pièces historiques contenaient des oxydes d’uranium. Là encore la teneur était tellement faible qu’il n’y avait aucun risque d’exposition pour les visiteurs.
Depuis plus de dix ans maintenant le musée restaure ces pièces avec d’autres colorants non radioactifs. C‘est la mise en avant du principe de justification.