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Une base de connaissances grand public créée et alimentée par la communauté des physiciennes et physiciens.

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Dosimètres actifs

Suivi en temps réel des travailleurs exposés aux radiations

Les dosimètres actifs sont des dosimètres électroniques, qui peuvent donner une information en temps réel, non seulement en dose intégrée comme les stylodosimètres, mais aussi en débit de dose, paramètre très important à connaître en cas d’irradiation accidentelle. Ils peuvent être équipés d’alarmes réglées à différents seuils, selon les besoins. Ils peuvent également être lus par télétransmission, ce qui permet de surveiller toute une zone ou une équipe en continu.

Un suivi des expositions en temps réel
La dosimétrie en temps réel, ou dosimétrie opérationnelle, est devenue obligatoire pour tout travailleur intervenant en zone contrôlée. Ces dosimètres actifs sont à lecture directe. Ils permettent le suivi et l’optimisation d’une exposition aux rayonnements durant cette exposition. Ils sont choisis en fonction du type et des caractéristiques du rayonnement à contrôler. Ces dosimètres électroniques sont pourvus d’alarmes auditives et visuelles.
© INRS/MGP ©

Enfin l’électronique associée peut enregistrer de nombreux paramètres annexes, comme l’identité du porteur, et la relecture des informations groupées facilite le traitement informatique et donc le suivi.

Grâce aux avancées des techniques de détection et des possibilités offertes par le numérique la dosimétrie évolue et progresse beaucoup. Les dosimètres électroniques sont en continuelle évolution, utilisant les derniers progrès technologiques, et tendent à intégrer dans un même boîtier différents éléments des dosimètres décrits ci-après, afin d’en faire des outils de grande sensibilité et dont la manipulation est facilitée par l’informatique.

Par exemple en 2018, à l’occasion du Consumer Electronic Show (CES), qui se tient chaque année à Las Vegas, un boitier miniaturisé a attiré l’attention. Pour moins de 200 grammes, ce boitier compte comme un compteur Geiger, évalue la dose comme un dosimètre et identifie le radioélément par spectrométrie gamma. L’information à analyser est transmise à un téléphone ou ordinateur portable.

Dosimètres électroniques à diode

Ces dosimètres constituent un exemple de dosimètres actifs. Dans une diode au silicium, les rayonnements provoquent des dépôts de charge qui sont transformés en impulsions électriques, et converties en équivalent de dose.

Ces dosimètres sont sensibles aux Rayonnements X, gamma et bêta, mais sont encore peu efficaces pour des rayons de faible énergie (moins de 50 keV). Ils sont le plus souvent équipés de mémoires mortes du type EEPROM, qui conservent les enregistrements en l’absence d’alimentation électrique, et même en cas d’accident détruisant le dosimètre. Leur durée de vie est très longue, l’autonomie sur piles dépassant l’année.

Exemple de dosimètre électronique
Ce dosimètre électronique actif commercialisé détecte les rayons X et gamma dans une gamme de doses d’un millionième de sievert (µSv) à 1 sievert et des débits de doses allant de 5 µSv à 3 Sv/heure. Utile pour le contrôle routinier des radiations en milieu professionnel, il assure la protection personnelle de l’utilisateur.
© Labomoderne ©

Dosimètres à gaz

Les dosimètres à gaz sont historiquement les premiers dosimètres électroniques individuels, ils ont la taille d’une calculette et tendent à être remplacés par leurs successeurs à diodes.

Ces dosimètres utilisent un compteur proportionnel du type Geiger-Müller : dans une chambre remplie de gaz, un fil porté à haute tension récolte en les amplifiant les signaux électriques issus des électrons d’ionisation produits par un rayonnement ionisant dans ce gaz. Ces dosimètres peuvent simuler un tissu vivant (compteur proportionnel équivalent tissu, CPET), et donner directement l’équivalent de dose, et la dose absorbée. Mais ils ne donnent pas d’indications sur le type de rayonnement détecté (X, gamma, bêta, neutrons…)


Voir aussi :

Débits de dose